Suisse

Traductions pour les autorités suisses : certification, notaire, apostille

Au niveau fédéral, la Suisse n’a pas de « traducteurs jurés » ; Genève les règle dans une loi cantonale. En règle générale, un notaire certifie la signature du traducteur, puis la Chancellerie d’État surlégalise cette signature. Ce que cela signifie en pratique figure ci-dessous, avec renvoi à la source officielle.

L’essentiel

  • La Chancellerie d’État ne certifie que des signatures, pas des traductions ; un notaire certifie d’abord la signature du traducteur. [5]
  • Les diplômes délivrés en anglais n’ont pas besoin de traduction. [1]
  • Émoluments du SEFRI : confirmation de niveau 350 CHF, reconnaissance 550 CHF. [1]

Qui certifie une traduction ?

  • La Chancellerie d’État certifie l’authenticité des signatures : « Wir beglaubigen keine Textinhalte oder Übersetzungen. » (Nous ne certifions ni le contenu des textes ni les traductions.) La signature du traducteur doit d’abord être certifiée par un notaire. [5]
  • Il en va de même pour la surlégalisation : « Weder die amtlichen Beglaubigungsstellen … noch wir beglaubigen Inhalte von Übersetzungen. » (Ni les services officiels de certification … ni nous ne certifions le contenu des traductions.) Ce qui est confirmé, c’est « dass die amtliche Unterschrift, die Funktion und das amtliche Siegel echt sind » (que la signature officielle, la fonction et le sceau officiel sont authentiques). [4]
  • Si la signature du traducteur doit être certifiée, il la fait certifier par un notaire ou par la commune — pas par la Chancellerie d’État. [4]
  • Une surlégalisation coûte 30 CHF dans le canton de Zurich. [4]

Dans quelle langue, et qui peut traduire ?

  • « Die Übersetzung in eine der Landessprachen der Schweiz (Deutsch, Französisch oder Italienisch) muss von qualifizierten Übersetzern vorgenommen werden. » (La traduction dans une langue nationale — allemand, français ou italien — doit être faite par des traducteurs qualifiés.) [1]
  • « Die ursprünglich auf Englisch verfassten Abschlüsse müssen nicht übersetzt werden. » (Les diplômes rédigés à l’origine en anglais n’ont pas besoin d’être traduits.) [1]
  • Le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) renvoie à l’Association suisse des traducteurs, terminologues et interprètes (ASTTI) ; la traduction peut aussi être faite dans le pays d’origine par un professionnel reconnu. [1]
  • L’ASTTI est la seule association professionnelle nationale et représente environ 400 traducteurs, terminologues et interprètes en Suisse ; elle propose une recherche publique de membres. [6]

Copies certifiées conformes : à quoi faire attention

  • Une copie certifiée conforme est une « Fotokopie des Originaldokuments, die von einer Behörde angefertigt wird » (photocopie de l’original faite par une autorité) ; l’autorité appose sceau ou timbre et signature et confirme que la copie « in allen Punkten mit dem Original übereinstimmt » (concorde en tous points avec l’original). [1]
  • On l’obtient auprès d’une administration communale ou municipale en Suisse (sauf dans les cantons de Vaud, Genève et Tessin), d’une ambassade ou d’un consulat, ou d’un avocat ou notaire. [1]
  • Important : « Achten Sie darauf, dass Sie eine beglaubigte Kopie des Abschlusses in der Originalsprache und nicht der Übersetzung anfertigen lassen. » (Veillez à faire certifier le diplôme dans la langue originale, et non la traduction.) [1]

Reconnaissance : autorité compétente et émoluments

  • « In der Schweiz gibt es keine zentrale Behörde, die Anerkennungsgesuche prüft. Je nach Beruf sind unterschiedliche Organisationen zuständig. » (Il n’existe pas en Suisse d’autorité centrale qui examine les demandes de reconnaissance ; selon la profession, différents organismes sont compétents.) [3]
  • Pour les professions réglementées — médecin, physiothérapeute ou avocat, par exemple — une reconnaissance officielle est exigée ; dans les domaines non réglementés, on peut chercher un emploi « ohne Gleichwertigkeitsnachweis » (sans attestation d’équivalence). [3]
  • L’autorité compétente se trouve sur le portail du SEFRI anerkennung.swiss, qui permet de rechercher par profession « ob eine Anerkennung Ihrer Berufsqualifikationen benötigt wird und welche Stelle dafür zuständig ist » (si une reconnaissance de vos qualifications professionnelles est nécessaire et quel organisme est compétent). [2]
  • Émoluments selon le SEFRI : confirmation de niveau 350 CHF, reconnaissance 550 CHF. [1]

D’après les sources officielles citées ci-dessous (juillet 2026). La certification relève des cantons : compétence et émoluments peuvent varier d’un canton à l’autre ; l’autorité qui reçoit votre document décide.

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