Contrairement aux Pays-Bas, la loi belge impose la formule de certification — mot pour mot, dans un ordre précis. Et depuis fin 2022, le cachet a cédé la place à la signature électronique.
La traduction jurée est l’œuvre d’un « traducteur juré » ou « traducteur-interprète juré » inscrit au registre national des experts judiciaires et des traducteurs, interprètes et traducteurs-interprètes jurés, tenu par le SPF Justice. L’inscription se fait par décision du ministre de la Justice ou d’un fonctionnaire délégué, après avis de la commission d’agréation.
Seule une personne valablement inscrite peut porter le titre de traducteur juré. Depuis le 18 mars 2022, le registre est consultable publiquement : le donneur d’ordre peut donc vérifier lui-même l’inscription et les langues couvertes.
C’est la grande différence avec les Pays-Bas. Là où la loi néerlandaise ne prescrit rien quant à la forme, l’article 555/11, § 4 du Code judiciaire fixe en Belgique le texte de la formule — et l’ordre des mentions.
La formule est la suivante : « Pour traduction conforme et ne varietur de la langue … vers la langue … Fait à …, le … ».
Depuis le 1er décembre 2022, la signature électronique qualifiée remplace le cachet physique. Le traducteur disposant d’une eID légalise donc lui-même sa traduction destinée à un usage en Belgique, sans intervention d’un tiers. À défaut de cette possibilité, le SPF Justice légalise à sa place.
Pour un usage à l’étranger, la légalisation passe, sauf disposition contraire, par le SPF Affaires étrangères ; le traducteur disposant d’une signature électronique peut y envoyer directement ses traductions.
Un traducteur juré ne peut légaliser que pour les langues pour lesquelles il est inscrit au registre national. S’il légalise une traduction dans une langue pour laquelle il n’est pas validé, l’article 555/12, § 1er du Code judiciaire prévoit la suspension ou la radiation du registre. Le SPF Justice veille à la qualité des missions confiées et au respect du code de déontologie arrêté par le Roi.
Le candidat produit une attestation de connaissances juridiques obtenue au terme d’une formation reconnue par le SPF Justice ; une dispense totale ou partielle est possible dans les conditions prévues par la loi.
L’apostille atteste l’authenticité de la signature apposée sur le document source — non l’exactitude de la traduction. Les deux restent visibles : si l’apostille est traduite, elle est restituée comme élément distinct, avec le texte des cachets et les numéros. L’ordre exigé se vérifie auprès de l’autorité destinataire.
Les noms suivent la graphie officielle du passeport dans le corps ; la forme ISO 9:1995 peut être indiquée en note. Pour les documents ukrainiens et autres documents cyrilliques, les deux divergent souvent. Voir notre page sur la translittération.
Lingverra reproduit la mise en page, restitue les cachets et sceaux du document source comme éléments distincts et applique la bonne translittération, en signalant les passages incertains. Votre propre formule est placée automatiquement sous la traduction terminée. Le traducteur juré vérifie et signe — la responsabilité reste la sienne.
La mention peut se présenter ainsi en Belgique. Lingverra insère automatiquement votre propre formule sous la traduction terminée.
Pour traduction conforme et ne varietur de la langue …… vers la langue française. Fait à ……, le …….