Un statut cantonal
Il n’existe pas de traducteur juré « suisse » : chaque canton règle la question, et tous n’ont pas de statut de traducteur-juré. À Genève, c’est la loi sur les traducteurs-jurés (LTJ). Pour porter le titre et exercer, il faut être assermenté par le Conseil d’Etat ; la chancellerie publie le tableau des traducteurs-jurés.
L’activité consiste à traduire « avec exactitude et intégrité », principalement vers le français. L’assermentation n’est pas accordée pour la seule traduction du français vers d’autres langues. Tous les cinq ans, l’autorité vérifie que les conditions sont toujours remplies, notamment une pratique régulière dans les langues assermentées.
Ce que la traduction doit porter
- Sur chaque page : le sceau et le paraphe du traducteur-juré.
- En dernière page : le sceau et la signature complète et originale.
- Le sceau porte le nom, le prénom, la qualité et les armoiries du canton. Il ne s’appose que sur les traductions faites dans les combinaisons de langues de l’assermentation.
- La présentation doit être impeccable, sur papier, dactylographiée ou informatisée.
La loi ne prescrit pas de formule de certification mot pour mot. Une rédaction usuelle :
Je soussigné(e) certifie que la traduction qui précède est conforme à …….
Originaux ou copies certifiées : pas de scan
C’est le point qui fait refuser le plus de demandes. L’article 7 LTJ est clair : les traductions de documents officiels ne peuvent être effectuées qu’à partir de pièces originales ou de copies certifiées conformes par un officier public suisse. Une photo envoyée par le client peut servir à préparer le travail ; la certification, elle, se fait sur l’original ou la copie certifiée.
Responsabilité
Le traducteur-juré est personnellement et exclusivement responsable des travaux sur lesquels il appose son sceau. Les litiges avec les clients relèvent des tribunaux civils ; en cas de plaintes fondées, l’autorité peut proposer la suspension, et le Conseil d’Etat peut rayer l’intéressé du tableau.
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Liste de contrôle
- Traduction faite sur l’original ou une copie certifiée par un officier public suisse.
- Combinaison de langues couverte par votre assermentation.
- Sceau et paraphe sur chaque page.
- Sceau et signature complète et originale en dernière page.
- Présentation soignée, sur papier.
Où Lingverra vous fait gagner du temps
Lingverra produit une traduction précise dans la mise en page de l’original, lit les mentions manuscrites, translittère les noms et signale les passages incertains — vous pouvez commencer dès la photo du client. La formule de certification est déjà en dernière page, avec le lieu et la date, et indique sur quoi vous avez travaillé : à Genève, choisissez l’original ou la copie certifiée une fois la pièce en main. Comparer, apposer sceau, paraphe et signature restent votre travail.
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